GUARBECQUE et son PATRIMOINE

L'ensemble du Patrimoine Guarbecquois

les chapelles et les niches

   Dans le passé le village de GUARBECQUE très catholique, avait toujours été placé sous la protection de la Vierge Marie. L' association ALPHA de MOLINGHEM avait même écrit un livre "sous le regard de Marie". Pratiquement toutes les chapelles de la commune étaient dédiées à Marie, de même les niches sur les maisons étaient dédiées à Marie, à Joseph, à la Sainte Famille, à St Roch. Certaines ont dû être abattues pour laisser place à une route et remplacées par un calvaire ou un petit oratoire. Il y avait plus de 20 chapelles dans le village. Certaines statues des niches ont été volées (les vitres de protection ont été cassée).

CHAPELLE SAINT MILFORT 

  L'oratoire bâtie en 1977, remplace la chapelle Saint Milfort érigée à la fin du 19ème siècle. Le cadastre mentionne un sentier St Milfort en 1882.

  Située à l’intersection de la rue Delcourt et de la rue de Busnes, actuellement rue des fusillés. Rasée en 1977 lors de l’élargissement de la D184 et remplacée en novembre 1977 par un oratoire situé en face du site primitif, chez Mr et Mme Defontaine Albert, Louise son épouse et Marie Thérèse leur fille, au N° 23 de la rue des fusillés (base de pavé de grés et niche en brique).

  Saint Milfort, se fête le 5 novembre en même temps que les Sylvie, il passa une partie de sa vie dans la Somme.

  Milfort vécu au 12ème siècle, il  était un évêque originaire d’Ecosse persécuté dans son pays, il se réfugia à Soreng près de Blangy et à la bouvaque*. Il fût abbé à Saint Ursin (Bourges). Retrouvé par ses ennemis, il fût décapité par « leurs soins », à la bouvaque. Et dans le quartier de la Bouvaque à Abbeville on trouve la chapelle St Milfort.

  Saint Milfort passait pour guérir les enfants atteints d’épilepsie, et était également prié pour les enfants en retard pour marcher, nombreuses furent les personnes qui vinrent le prier (même à Guarbecque).

            * Bouvaque : lieu ou l’on mettait les bœufs et les vaches au pâturage.

CALVAIRES ET CHAPELLES

                                           I - Les calvaires

1 – Au chevet de l’église, à l’extérieur, calvaire érigé en 1873 et restauré en 1929, sur la demande et à la mémoire de Mr Augustin ROLIN, prêtre, curé de Guarbecque (1825-1873). Début août 1997, la croix en béton et son socle ont été peints. Le Christ a été repeint, ainsi que l’épitaphe.

2 – Rue du Maréchal Leclerc, calvaire M RATEL, érigé en 1919, en témoignage de reconnaissance de cette famille, pour un retour de la guerre 1914-1918. Il a été restauré en 2003-2004.

3 – A l’angle du CD 186 et de la rue du Pont Roy, calvaire érigé en novembre 1977 en remplacement de la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours. M COTTREZ, démolie à cet endroit pour permettre le passage de la départementale 186.

4 – Au nouveau cimetière, rue du Grand Carluy, calvaire érigé le 15 mai 1982.

 

                                           II – Les chapelles

Mai 1909 : « Sur sept chapelles érigées au territoire de Guarbecque, six sont dédiées à la Sainte Vierge. Jadis, on disait « Regnum Galliae, regnum Mariæ ». « Le royaume de France est le royaume de Marie ». Le « Vieux Clocher » dirait volontiers : le village de Guarbecque est le village de Marie.

1 – Chapelle Notre-Dame-des-Affligés, érigée avant 1933 au n° 11 rue des Fusillés, M. VIGNERON, anciennement M. COTTREZ, garde champêtre et Suisse à l’église.

2 – Oratoire Saint-Milfort, érigé en mai 1977, 23 rue des Fusillés, M. DEFONTAINE, en remplacement de la chapelle du même nom située à l’entrée de la rue Saint-Milfort et démolie pour permettre le passage du C.D. 187.  Saint Milfort passait pour guérir les enfants atteints d’épilepsie et était également prié pour les enfants en retard pour marcher, nombreuses furent les personnes qui vinrent le prier.

3 – Chapelle Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, érigée en 1946 au n° 52, rue des Fusillés, M. LECOCQ ;

4 – Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, érigée avant 1780 à l’angle de la rue des Fusillés (CD.187, vers Busnes) et de la rue de la Lampe, M. TOURSEL, anciennement Chapelle BART-TOURSEL. Elle abrite un autel tombeau reposant sur des pattes de lion et encadré de deux têtes d’ange. A côté, une stèle a été élevée à la mémoire de deux jeunes guarbecquois, fusillés par des soldats allemands, le 4 septembre 1944.

5 – Chapelle Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, érigée en Septembre 1945, au n°20 rue Delcourt (à l’intersection avec la rue de la Lampe) M. DEBUICHE ; en témoignage de reconnaissance pour le retour des guerres des enfants de M. Jules CLERBOUT. Elle a été bénie le 16 septembre 1946.

6 – Chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel, érigée en 1933 au n°27 de la rue du Maréchal Foch, anciennement, M. HERMANT, en témoignage de reconnaissance pour le retour du frère de Mademoiselle Clara, en 1918. Elle a été bénie le 16 septembre 1934.

7 – Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, érigée en 1911, érigée en 1911, en style gothique, rue du Petit Carluy (à gauche du 1er virage après l’entrée du nouveau stage, en direction d’Ham en Artois). Cette chapelle était très dégradée et a commencé à être reconstruite en 2012 par des bénévoles de « l’Association Valorisation du Patrimoine de Guarbecque » et a été inaugurée le 18 mai 2019.

8 – La grotte de Lourdes, construite dans la cour de l’école Ste Bernadette a été bénie le 8 septembre 1958 lors de l’Année Sainte et du centenaire des apparitions de Lourdes.

III – Les chapelles disparues :

1 – Petite chapelle dédiée à la Vierge, située jusqu’en 1911, à l’intersection des rues du Petit Carluy, du Cornet-Brassart et du Haut-Blé, au lieudit « Le Cornet Brassart ». Un endroit appelé « Le Mont de Terre ». Ancien tertre de gazon surmonté d’une croix de fer.

2 – Chapelle « Louis Douillet », située à l’extrémité de la rue de la Lampe. Elle fut démolie pour permettre la construction de la rampe d’accès au nouveau pont qui fut inauguré le 4 février 1967.

3 – Chapelle située à l’angle des rues du Cornet-Malo et Foch (C.D. 186).

IV – La chapelle située sur le territoire de la paroisse de Guarbecque, devenue Ham-en-Artois

1 – Chapelle Notre-Dame-du-Pont-à-Cloye, qui a fait place en 1823 à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, située sur le territoire de Guarbecque au lieudit « La Haloterie » jusqu’en 1959, date à laquelle il devient territoire d’Ham-en-Artois.

La famille Lemoine l’aurait fait construire pour commémorer l’exemption de service militaire des quatre frères, c’était l’époque du tirage au sort.

Au XIXème siècle, le tirage au sort était le mode de recrutement des hommes astreints au service militaire. « Il a tiré le bon numéro » ou « Il a tiré le mauvais numéro ».

Jusqu’en 1872, on partait pour 7 ans. Les mobilisés (riches) pouvaient payer un nonmobilisé comme remplaçant. Si celui-ci était tué durant cette période, le remplacé devait partir ou payer un autre remplaçant.

Avec le décret du 25 juillet 1872, la durée du service fut ramenée à 5 ans (les remplacements furent supprimés, avec possibilité de libération après 1 an de service, moyennant le versement d’une somme de 1500 francs, pour les titulaires d’un diplôme ou pour ceux ayant passé un examen.

Fin de page