GUARBECQUE et son PATRIMOINE

L'ensemble du Patrimoine Guarbecquois

LA guerre 1939-1945 "la drôle de guerre"

la libération, dans la nuit du 3 au 4 septembre 1944

 Archives de QUESTE Oscar 

Elle s'est faite dans le calme, au cours de la nuit du 3 au 4 septembe 1944. Le mardi matin, c'était un fait accompli.

   Malheureusement, la veille, deux jeunes gens, André Viart et son camarade Henri Luchez, malgré les avis et objurgations de leurs parents, s'en étaient allés à Lillers pour s'enrôler dans la résistance. Ils en revenaient dans l'après-midi, passant par Busnes, fusil à l'épaule, sans cartouches. "Attention à vous! leur a-t'on dit: il y a des allemands au pont du chemin de fer". "On n'a pas peur!". Repérés au passage à niveau, ils furent arrêtés à la chapelle Bart par une sentinelle allemande qui leur offrit une cigarette. Quelques minutes après, le chef arrivait, et les malheureux, fusillés. Un coup de fusil, une rafale de mitraillette, entendus, les firent rechercher au matin du mardi. Retrouvés derrière la chapelle, dans l'eau du fossé, recouverts d'une pelletée de terre. Au sortir de la messe, leurs cadavres furent amenés à l'église.Viart, ses yeux grands ouverts, hagards, reflétaient l'angoisse et l'épouvante de ses derniers moments. Puissent ils avoir fait, tous deux, un acte de contrition parfaite. Si, encore, leur mort avait servi à quelque chose. Il est vrai qu'après, on les glorifie, on leur élève un mausolée, on défile, on pérore, tant mal que bien. La politique y trouve son compte. Vive la république.

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