GUARBECQUE et son PATRIMOINE

L'ensemble du Patrimoine Guarbecquois

le clocher et les cloches

Le clocher de l’église de Guarbecque

Un joyau de l’Artois roman

 « le clocher dit Mr Héliot, est sans doute le plus beau de ceux qu’on ait construit au nord de la Somme au XIIème siecle, et qui nous soient parvenus… il est du reste, des tours plus ancienne que celle de Guarbecque, ainsi celles de Bazinghem, Echighem, ferques, leulinghem, comme il nous l’apprend encore dans son ouvrage sur les Eglises du Moyen Age dans le Pas de Calais, mais je n’en connais pas de plus agréable à voir… »

      Mr Pierre Héliot de la commission des monuments historiques du Pas de Calais

                                                                           bibliothécaire de la ville de Boulogne

 

« Mr Mayeur, membre de la commission des monuments historiques en 1907, fut frappé du caractère d’originalité artistique et de la merveille d’architecture médiévale qu’est le vieux clocher. »

«    de l’époque romane, outre la petite église de Labourse pour son (ancienneté) Xème siècle, Alette, Marquise, Wimille, Guarbecque qui est vraiment une œuvre remarquable

       -1954-  Le Pas de Calais De la préhistoire à nos jours

                                                                           MM. Delmaire, Berger etc….

 

« Les deux plus belles tours romanes conservées dans le Nord de la France sont celles de Hangest-sur-Somme et Guarbecque

Le clocher de Guarbecque est sans conteste le plus beau de ceux qui nous ont été conservés dans le Nord »

        Nord Roman-Flandre, Artois, Picardie, Laonnois,

                                                                           Zodiaque – La nuit des temps

 

« C’est un édifice unique dans le Nord de la France et l’un des clochers les plus beau que nous ait légués la dernière période romane »

        Monuments religieux de l’architecture romane de transition dans la région picarde

                                                                           Camille Enlart

 

« Je désirerais beaucoup proposer le classement, parmi les monuments historiques, de votre curieuse petite église, afin d’assurer sa conservation si intéressante pour l’histoire de l’architecture religieuse du Pas de Calais

                                                                           Ministère des Beaux-Arts 30/11/1908

 

« Ce style de transition plaisait à l’œil, sans effrayer l’imagination par un aspect de force et de solidité qui lui est propre, et souvent par des ornements d’une richesse extraordinaire. L’église de Guarbecque réunit ces caractères d’une manière si complète, que je crois pouvoir sans hésitation, la faire remonter à la seconde moitié du 12ème siècle en l’absence même de tous documents écrits. »

                                                                           A de Beugny d’Haguerue

 

LES CLOCHES

 Après la révolution de 1789 et la promulgation du concordat le 8 avril 1802, l’église fut rendue au culte (probablement à la Pentecôte).

 Sur trois cloches « qui formaient une magnifique sonnerie » avant la révolution, et malgré la vente des deux plus petites (le 31 juillet 1793) au profit de la commune (archives départementales – M. Oscar Queste), une seule avait été enlevée

 L’une de celles qui restent, la plus considérable (600 Kg), porte l’inscription suivante, sous l’image du Christ, de la Vierge et de saint Nicolas, patron de l’église :

« Haut et puissant seigneur, messire Albert-François, comte de Carnin, marquis de Lillers, seigneur de Guarbecque, maréchal des camps et armées du roi d’Espagne et capitaine commandant ses gardes Wallonnes.

 J. B. Herenghuel, curé de cette paroisse en 1758. Les Gouvenot et Baudoin m’ont faict. »

 Inscription relevée en 1863 par le Baron de Calonne – Bibliothèque d’Aire

         Fêlée, cette cloche fut refondue en 1967 par Jean Bollée Fondeur de cloches à Orléans. Elle porte les mêmes inscriptions et présente la tonalité : FA

 La petite cloche porte une inscription latine beaucoup plus ancienne :

« Expensis capituli hujus oppidi ariensis fabricata (est) sub anno domini 1694. Signum cap. –Petri ariensis ».

 autour de Saint Pierre portant ses clefs.

 Cette inscription indique que la cloche a été fabriquée aux frais du chapitre de la ville place forte d’Aire (sur la lys) en l’année du Seigneur 1694. Sa tonalité est : FA dièse

La photocopie ci-dessous a été extraite récemment des archives de la collégiale d’Aire (page 107, art. 272, date 9/2/1695, N° 110-Bibliothèque d’Aire.

 

         Mesfieurs ont authorisé le secrétaire de donner de leur part à monsieur le curé du village de Garbecq, un acte par ou il apparoisfe que le chapitre lui a vendu la cloche qu’i a depuis peu de temps à son village.

Les petits fondeurs de cloches du Bassigny
(Une biographie des petits fondeurs du Bassigny ayant travaillé en Belgique)

* GOUVENOT Claude
Nous connaissons extrêmement peu ce fondeur. Il pourrait s’agir de Claude GOUVENOT « le jeune ». Né le 9 février 1705 à Romain-sur-Meuse. Décédé le 25 mars 1777 en même lieu, à l’âge de 72 ans. De parents : Claude GOUVENOT « l’aîné » et Jeanne BERNARD. Marié avec Anne MOREL en 1732. Importante campagne en Pas-de-Calais, en compagnie de Pierre GUILLEMIN et Raymond GOUVENOT ; Accessoirement aussi avec Charles BAUDOUIN.

Son filleul Claude Gouvenot « Junior » est né en 1736. Il ne peut convenir à notre recherche. En effet, en Recib, nous ne connaissons Gouvenot que dans le cadre d’une seule cloche : Deftinge en 1736. A distinguer aussi de Claude Gouvenot « l’ancien », 1630-1691 et Claude Gouvenot « l’aîné », 1670-1750.

Petite anecdote relevée sur le registre paroissial

Lors du changement de la croix et du coq il y eu un petit incident.

    Le treize aout 1760, travaillant au cloché l'ouvrage a croulé, un ouvrier fut blaiffe le maffon a resté en haut du cloché ou il a eut le bonheur de se tenir

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