GUARBECQUE et son PATRIMOINE

L'ensemble du Patrimoine Guarbecquois

les statues

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Saint Nicolas de Myre

 Précurseur du petit Jésus et du père Noël

         Protecteur des enfants et des écoliers, il devint le saint patron de nombreuses corporations. Il est le « saint des tempêtes » qui apaise, ce qui lui valut d’être en 2003 à l’origine du titre : Le dernier miracle de saint Nicolas dans un supplément de l’est républicain. Pour avoir échappé à un naufrage en 1930, et reconnaissante à ce saint, une riche américaine, originaire de Saint-Nicolas-de-Port (en Lorraine), a légué en 1980, une fortune de sept millions de dollars pour restituer la beauté originelle de sa basilique. Un cadeau tombé du ciel, qui a redonné vie à cet édifice flamboyant.il reçoit chaque année près de 100000 visiteurs. Les grands de ce monde y sont passés, dont l’un des nôtres : saint Benoît-Joseph Labre qui y vint en 1774, entre deux pèlerinages ; à Rome et à Bari.

         Parmi ses nombreux actes de charité et de bravoure, il a arraché l’épée des mains d’un bourreau, sur le point d’exécuter trois fonctionnaires impériaux innocents, jetés en prison et condamnés à mort. Plus tard, la piété populaire, issue d’une mauvaise interprétation de l’iconographie byzantine de l’évêque de Myre par les croisés, métamorphosera ces accusés en trois petits enfants, mis au saloir par un boucher et ressuscités par saint Nicolas. La tour de leur prison étant devenue le cuveau du boucher. Cette légende n’apparait en effet qu’à la fin du XIème siècle, dans le nord de la France. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, saint Nicolas apportait des jouets et friandises aux enfants sages (voir le portillon de la chaire de l’église de Guarbecque). Au XVIème siècle, Luther, estimant que cette mission devait être confiée à Jésus lui-même, l’on reporta la date du 6 décembre au 25 décembre, pour la distribution des cadeaux. Mais l’enfant de la crèche ne convenait pas tout à fait non plus pour cette fonction. Elle fut attribuée en définitive à un personnage à la barbe blanche, crée en 1821 par un pasteur américain (dans un conte de Noël qu’il écrivit pour ses enfants). Le père Noël, dont on établit sa résidence dans la glace et la neige du pôle Nord en 1885, fut relooké en 1931 par la firme Coca Cola, pour sa publicité.

 

 

 

Statue de Sainte Catherine d’Alexandrie

 

Catherine d'Alexandrie, plus connue sous le nom Sainte Catherine, est une vierge et martyre qui aurait vécu aux IIIe et IVe siècles. La tradition situe sa naissance à Alexandrie et date sa mort, à dix-huit ans, dans la même ville, vers l'an 307. Sa légende et son culte se sont répandus depuis l'Orient vers l'Occident et sont largement attestés après les Croisades.

Sa fête, le 25 novembre, donne maintenant lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de vingt-cinq ans, appelées les catherinettes. La fête religieuse disparaît du calendrier romain en 1969, « en raison du caractère fabuleux de sa passion » et du doute qui pèse sur l'existence même de la sainte.

Catherine serait née vers 290 dans une famille noble d'Alexandrie, en Égypte. Elle acquiert rapidement des connaissances qui la placent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment : « Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans tous les arts libéraux »

Un jour, elle voit une séance d'apostasie de chrétiens organisée par l'empereur Maxence ; elle s'adresse à lui et «dispute longuement avec lui, en utilisant diverses démonstrations des syllogismes, l'allégorie, la métonymie et en parlant de claire et mystique façon». Après un deuxième entretien, où Catherine tente de convaincre l'empereur de l'existence du dieu unique des chrétiens, celui-ci « constatant qu'il ne pourrait trouver de parade à la sagesse de Catherine, » convoque une assemblée de cinquante doctes grammairiens et rhéteurs, et leur promet d'« immenses récompenses s'ils triomphaient par leurs raisonnements de la vierge argumentatrice».

Les orateurs, amenés de diverses provinces, demandent pourquoi ils avaient été appelés de lieux aussi éloignées. L'empereur leur dit : « Il y a auprès de nous une jeune fille incomparable de bon sens et de sagesse, qui réfute tous les savants et affirme que nos dieux sont des démons. Si vous arrivez à l'emporter sur elle, vous rentrerez chez vous avec de grands honneurs. » En entendant cela, l'un d'eux, indigné, répond d'une voix pleine de colère : « Belle décision pour un empereur ! Pour un différent avec une seule fille, il fait venir de pays lointains les savants de ce monde, alors qu'un seul de nos jeunes élèves pourrait très certainement la confondre !».

La vierge, encouragée par un ange du Seigneur lui recommandant de résister avec constance, s'adresse à l'empereur devant les orateurs : « Par quelle décision peux-tu placer une seule jeune fille devant cinquante orateurs à qui, en outre, tu as promis salaire en cas de victoire, alors que tu m'obliges à combattre sans espoir de récompense ? ». Puis elle réussit à faire taire les orateurs par la pertinence de son argumentation, et à les convertir. L'empereur les fait aussitôt brûler au milieu de la cité.

L'empereur, séduit par sa jeunesse et son « incroyable beauté » s'adresse ensuite à Catherine et lui propose une place dans son palais, en second rang après la reine. Elle répond : « Cesse de tenir de tels propos […] Je me suis donnée comme épouse au Christ […] Rien ne pourra m'éloigner de l’amour que j'ai pour lui.». L'empereur la fait alors dévêtir, frapper à coups de croc de fer, et jeter dans une prison obscure sans alimentation pendant douze jours.

L'empereur doit s'absenter. La reine et Porphyre, général des armées, qui est aussi son amant, se rendent dans la prison où ils voient des anges pansant les plaies de la vierge dans une lumière éclatante. Ils sont convertis avec les soldats de leur suite. Pendant les douze jours, le Christ envoie une colombe blanche qui nourrit la prisonnière « d'un aliment céleste». À son retour, l'empereur constate qu'elle est toute florissante, lui propose une nouvelle fois d'être sa compagne, ce qu'elle refuse à nouveau car « Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique. »

Un préfet conseille alors au roi un supplice féroce pour la vierge, afin que l'exemple de cette mort effraye les autres chrétiens. Quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. « Et voilà qu'un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu'il tua quatre milles païens»

La reine, son amant Porphyre, et un nombre important de soldats, ayant avoué leur conversion, sont tous tués. L'empereur propose une dernière fois à Catherine de devenir son épouse, cette fois-ci impératrice. Elle refuse et l'empereur la condamne à être décapitée. Quand elle est conduite au lieu d'exécution, elle prie Dieu et une voix se fait entendre « Viens, ma bien-aimée, ma belle ! Voilà : la porte du ciel t'est ouverte». Puis, quand elle est décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.

Alors des anges prennent son corps, l'emportent jusqu'au mont Sinaï, à plus de vingt journées de voyage, et l'ensevelissent avec beaucoup d'honneurs. « De ses ossements s'écoule sans cesse de l'huile qui guérit les corps de tous les malades.

 

 

Statue de Sainte Marguerite et son Dragon

 

Statue en bois polychrome datant du 16ème siècle, classée par les monuments historiques.

 Cette sainte était fille d’un prêtre païen d’Antioche, élevée chrétiennement par sa nourrice, baptisée secrètement, elle refusa de renoncer à sa virginité, consacrée à Dieu, en épousant le préfet Olibrius, qui la condamna à être déchirée par des ongles en fer. Elle fut brûlée vive, puis décapitée vers 275. Fête le 20 juillet. Le dragon est un animal fabuleux crée par l’imagination des Anciens et qu’on représente généralement avec une taille monstrueuse, des yeux terribles et menaçants, une gueule vomissant des flammes, ayant la tête d’un lion, le corps d’une chèvre, la queue d’un serpent, souvent ailé et tout couvert d’écailles.

 Tels étaient les dragons qui gardaient la toison d’or, le jardin des Hespérides, la fontaine de Castalie etc. Telle était encore la chimère. Le dragon fut dans tout l’Orient l’objet d’un culte : le christianisme l’a consacré dans ses légendes où il sert à figurer le triomphe du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres ; c’est ainsi que l’on représente l’archange saint Michel terrassant le dragon infernal, ennemi du genre humain ; la Vierge mère du Rédempteur, écrasant du pied la tête du dragon (c'est-à-dire du serpent) par qui le mal est venu sur terre.

 Le moyen âge a souvent reproduit l’image du dragon dans ses féeries et sur les monuments.

 La chevalerie en avait fait l’emblème des actions éclatantes et elle le sculptait dans son blason.

 Le dragon peut être interprété comme symbole du mal, de la destruction d’une part, mais d’autre part, incarnation de la puissance fulgurante qui anime l’univers. le chevalier initié ne tue pas le dragon, il le soumet, le pacifie. Il sait que la bête monstrueuse est le gardien des trésors cachés. Sur les fonts baptismaux de N.D. d’Airaines dans la Somme, un dragon parle à l’oreille d’un des nouveaux baptisés : il lui enseigne « la langue des oiseaux », celle qui permet de découvrir les secrets du ciel et de la terre.

 Sainte Marguerite, tout comme le chevalier initié, semble ici avoir soumis et pacifié son dragon qui présente une signification positive.

 Cette statue aurait une réelle valeur artistique.

 Les femmes enceintes invoquent Ste Marguerite, Ste Anne ou Ste Beuve.

 

 

Saint ROCH

 

  Il était né dans une très riche famille de Montpellier vers 1300. Jeune, il perd ses parents et c'est alors qu'il se décide à mener une vie de pèlerin, emportant la moitié de sa fortune pour les pauvres qu'il rencontrera, mettant en garde l'autre partie auprès de son oncle pour y puiser quand cela s'avérait nécessaire. Sur la route, il soigna de nombreux malades de la peste. Quand il revint au pays, Montpellier est en proie à la guerre civile. Il fut pris pour un espion. Il mourut oublié en prison après cinq années de détention. Il fut identifié par sa grand-mère en raison d'une tache de vin en forme de croix qu'il portait sur sa poitrine depuis sa naissance.

- "Né en 1295, Saint Roch était le fils d’un gouverneur de Montpellier. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. A la mort de ses parents, il avait 20 ans; il décida alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il eut beaucoup de guérisons. Il y vécut trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il reparut à Montpellier comme un étranger. Il fut mis en prison comme espion et y mourut au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements. On le reconnut alors. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église. Il est fêté le 16 août." Saint patron d’Ayné, de Hiis, de Larreule et de Loures-Barousse. Roch, dont la famille vivait à Montpellier au XIVe siècle revêtit après la mort de ses parents l'habit de pèlerin et se dirigea vers Rome. En cours de route, il manifesta des dons de thaumaturge en faveur des malades. Il mourut vers 1379. Son culte se développe dans la France méridionale et à partir du XVIe siècle s'étendit bien au-delà. (source: - Saint Roch est le protecteur invoqué lors des épidémies de peste, depuis le concile de Ferrare, après les graves ravages de ce mal venu d'Orient et transmis par les marins, en particulier à Venise, Marseille, Lisbonne, Anvers et en Allemagne... Sur le tableau peint en 1669 par Daniel Hallé (1614-1675), un ange montre le ciel à saint Roch; l'autre se penche sur le bubon qui vient d'apparaître sur la cuisse. Son chien qui lui apportait de la nourriture dans son isolement, est représenté à ses côtés. (source: Saint Roch soigné par des anges, paroisse de Saint-Symphorien, Versailles) - La vénération de saint Roch est de tradition dans le pays piscénois depuis des siècles. C'est l’origine du proverbe: «C’est saint Roch et son chien» pour désigner deux personnes inséparables. - Le nom de Roch, né vers 1350, serait celui de sa famille dont on a pu retrouver la trace à Montpellier au XIIe siècle. Il se dévoua d’abord au service des pauvres dans sa ville natale puis, après la mort de ses parents, il revêtit l’habit de pèlerin et se dirigea vers Rome où il séjourna de 1368 à 1371 environ. - Sa renommée se répandit en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne. Ses reliques, conservées à Arles, furent transportées à Venise en 1485 dans l'église San Rocco. - La popularité de saint Roch dépasse largement la précision des dates de sa vie...

     Dates de Fête

         16 août, Fête Locale

      Patron(ne):

            Antiquaires, Carriers, Lépreux, Médecins et chirurgiens, Prisonniers,

      Saint Thaumaturge

             invoqué pour les difficultés de marcher

       Prénoms fêtés

             Roch, mais aussi les Rocco

       Dictons

             Après Saint-Roch Aiguise ton soc

 

 

Le Buste du Christ

 

       Placé dans la niche qui domine l'arc triomphal et dont l'histoire était qualifiée de mystérieuse par les prêtres de la première moitié du XXème siècle. Son origine pourrait remonter selon eux au XIIème siècle; quelques spécialistes le datent plutôt du XVème siècle. Ce buste de Christ en bois qui porte un turban au lieu de la couronnne d'épines a été découvertau début du siècle par M. l'abbé Flippe; relégué avec d'autres débris de calvaire, au dessus de la voute du choeur. Il pensa, et l'architecte des beaux-arts fut de sonavis, que cette tête méritait de sortir de l'ombre. Selon eux, l'artiste qui était sans doute un sculpteur amateur, a su donner à son Christ une physionomie douloureuse, "bien que l'oreille soit placée un peu bas", s'agit-il du Christ, buste conservé d'un grand Christ très détérioré...?

Aux siècle précédant le Moyen Age, et au XVème siècle notamment, l'arc triomplal des églises (celui de l'entrée du choeur) était traversé à mi hauteur par une poutre appelée "tref ou poutre de gloire". Elle supportait un crucifix, parfois entouré de personnages et où l'on plaçait aussi des cierges et des lampes. L'église Saint Vaast d'Estrée-Blanche, reconstruite au XVème siècle et remaniée au XIXème siècle a conservé sa poutre de gloire.

    Un solide anneau est encore visible au sommet de l'arc du choeur de Guarbecque. Il pourrait bien avoir servi à suspendre ce Crucifix triomphal, souvent accompagné de la Vierge et de Saint Jean.

 

   NB: Lors de la révolution, un écrit indique qu'un patriote ou révolutionnaire a décroché une grande croix dans le choeur de l'église, et aurait décidé de la scier pour en faire du bois de chauffage. Il aurait scié les 2 bras de la barre transversale, puis aurait coupé la barre verticale en plusieurs morceaux, une partie du corps n'étant pas fixé sur la poutre, est tombé et a roulé dans un coin (la tête et un morceau du buste). L'homme est reparti en emportant son bois et oubliant la tête. Une personne l'aurait mise de côté dans un grenier (au dessus du choeur ou du presbytaire ??).

 

 

 

Buste de Saint Gohard

 

   Buste en plâtre placé près des fonts baptismaux, contre le mur de la façade ouest.

   La légende affirme qu'il fut curé d'Arnèke (59285) vers l'an mil.

   Moine réformateur bénédictin, ce saint guériseur (réputé pour guérir les rhumatismes) fut l'objet d'un culte développé à Arnèke par les moines de Saint-Winoc de Bergues, dès le XIIIème siècle.

   Les pélerinages ont lieu, depuis lors, chaque année dès le 1er mai. Au début du XXème siècle, les pélerins affluaient par dizaines de milliers.

   De nos jours, les offices durant la neuvaine rassemblent encore quelques centaines de personnes dans la belle et imposantes église Saint-Martin d'Arnèke (en forme de halle, datée de 1609-1625 et dédiée à Saint-Gohard). On l'invoque aussi contre la goutte, la tuberculose, le cancer et le sida.

 

   Saint-Gohard, mort en 1038, est célébre dans le reste de l'Europe sous le nom de Saint -Godehard ou Godard et notamment en Allemagne ou il fut évêque d'Hildesheim (Hanovre). Vers l'an 1000, Hildesheim devint sous la direction de l'évêque Bernward, précepteur d'Otton III, un grand centre culturel.

   Saint-Gohard est né en l'an 960 au hameau de Reichersdorf qui dépend de la commune de Scwannenkirchen, sur les bord du Danube, en Bavière actuelle. Vers 16 ans il entendit l'appel de Dieu et entra comme novice à l'abbaye d'Altach. Il fut ordonné vers les années 987-990. Ses confrères voulaient le nommer Père Abbé de force, il quitta, de nuit, son monastère et devint "moine-pélerin" et arriva vers 999 à Arnèke, Gohard en devint le curé pour 3 années. En 1002 il regagne son abbaye d'Altach en Bavière. Il sera père Abbé pendant 20 ans. En 1022 le XIIIème Evêque D'Hidesheim meurt et Gohard devint pour 18 ans Evêque d'Hildesheim. Il meurt à l'age de 75 ans, le 5 mai de l'année 1038, il fut entérré dans l'église cathédrale d'Hildesheim. Depuis cette date à Hildesheim et à Arnèke des chrétiens viennent en foule, pour prier Dieu (à Arnèke une grande neuvaine rassemble les pélerins entre le 1er et 9 mai).