GUARBECQUE et son PATRIMOINE

L'ensemble du Patrimoine Guarbecquois

monument aux fusillés

Souvenirs racontés par Ourdouillie jean à Gallois Francis et à un journaliste Mickaël Roussel

   A l'entrée du village, rue des fusillés, une stèle rappelle le souvenir de deux jeunes patriotes fusillés par les allemands sous l'occupation.

   Guarbecque, lundi 4 septembre 1944. "Les gens sont encore frappés par les bombardements alliés. Il n'y a pas beaucoup de joie à la veille de la libération", rapporte francis Gallois de son père Etienne témoin de la seconde guerre mondiale. "La libération s'est faite dans la tristesse." Telle est l'atmosphère qui règne à l'époque dans le village. 

   Résistants de dernière heure.

   Un village d'autant plus meurtri par la perte douloureuse de deux

Jeunes Guarbecquois. Ils s'appelaient André VIART, 21 ans et Henri LUCHEZ, 17 ans des résistants de dernière heure qui rentraient de Lillers (1). D'après les témoignages de la famille Ourdouillie et de celle de Francis GALLOIS, voici ce qui s'est passé.

  A 6 heures du matin, alors que les Allemands foncent sur Busnes, des échanges de tirs se font de part et d'autre. L'ennemi revenant vers 11 h, le garde-barrière Jean Ourdouillie (père) et Jean Ourdouillie (fils) quittent alors le passage à niveau (2) pour s'installer un peu plus loin à la ferme Henri Toursel.

   En début d'après midi, une sentinelle allemande prend position derrière la chapele Bart. Vers 17 h, Ourdouillie, père et fils, et Eugène Ponchel s'apprêtent à aller rechercher leurs quelques lapins "pour ne pas se les faire voler." Ils prennent une grande manne et les voilà partis. Nos trois amis voient arriver André Viart et Henri Luchez à qui ils font signe de jeter leur fusil. Hélas, les gars se font arrêter sur le champs par les Allemands.

Jetés au fossé

Ourdouillie, père et Fils, et Eugène Ponchel se réfugie au N° 64, l'ancienne maison de Camille Bart. Depuis le premier étage, ils assistent en direct à une scène étrange. Pour ainsi dire horrible. "L'un des jeunes était appuyé contre un arbre et l'autre sur la route fumant une cigarette. Malheureusement la dernière... Une rafale de mitaillette retentit et les deux coup de grace."

  Les corps furent retrouvés le lendemain dans le fossé près de la chapelle Bart, puis conduits à l'église. Aujourd'hui, André Viart et Henri Luchez reposent au cimetière communale.

    - (1) Dans ses notes historiques, Francis Gallois écrit "André Viart est allé chercher Marius Capelle mais sa mère l'a empêché de partir avec lui. Elle lui a sûrement sauvé la vie".

    - (2) Passage à niveau est aujourd'hui disparu.

Le lendemain ce fût le fin de la guerre. les Allemands quittèrent Guarbecque pendant la nuit.

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