GUARBECQUE et son PATRIMOINE

L'ensemble du Patrimoine Guarbecquois

place clémenceau

LA PLACE CLEMENCEAU

 

Située près de l’église, elle était quasi inexistante jusqu’à la fin de la guerre 1939-1945.

 C’est en effet durant celle-ci et à la suite d’un désastreux bombardement du village qu’elle naquit, à l’emplacement même des maisons détruites. Cinq ou six habitations bordaient alors un espace allant de l’entrée de la « rue du Petit Carluy » jusqu’à celle de la « rue de l’église » qui devint la place. Un lieu qui prit ensuite le patronyme du « Tigre » à l’instigation des anciens combattants de la Grande guerre 1914-1918.

Une tragique soirée que celle du 20 juin 1944, où l’on déplora, hélas ! vingt et une victimes et une trentaine de blessés parmi les habitants du village, et plus de quarante maisons détruites.

Après le débarquement du 6 juin 1944, des centaines d’avions anglo-américains, devenus maîtres du ciel et visant des objectifs stratégiques ennemis, passaient régulièrement au-dessus de notre région. Leurs missions consistant à aller déverser leurs bombes sur les potentiels de production allemande. Plus près de nous, la Royal-Air-Force avait, entre autres, celle de détruire les armes secrètes, dont la base de lancement V1 située en forêt de Nieppe, à quelque six kilomètres du village de Guarbecque.

Au cours des mois de juillet et août 1944, cette base ennemie fut l’objet de cinq raids successifs de la part des bombardiers de la RAF. Le 3 août, vers 19 heures, l’un d’entre eux allait à nouveau atteindre le village.

Les 800 bombardiers, se méfiant de la Flak, lâchaient alors leurs bombes à haute altitude.  Certains d’entre eux, trompés par la fumée poussée par le vent, manquèrent leurs cibles et touchèrent quelques maisons au « Pont Roy et « rue de la Lampe », un endroit qui avait été épargné le 20 juin. Mais que s’est-il donc passé ce terrible soir d’été, vers 20 h 35, pour qu’au cœur de notre paisible cité, des bombes de 1500 à 2000 kilos viennent semer la mort parmi ses habitants ?...

De récentes recherches auraient révélé qu’une tragique méprise était alors intervenue concernant l’objectif visé : un raid, américain en l’occurrence, aurait eu en réalité pour mission de détruire le site de Wizernes… un village pourtant bien éloigné de Guarbecque.

Fin de page